Un an d'échange à l'Illinois Institute of Technology of Chicago, ou lorsque le petit marseillais se rend au pays de l'oncle Sam et de Burger King... Au fan de pied il est pas fada ce minot?! Peuchère, à aller tchatcher avec les Ricains pendant un an, il va nous revenir complètement chèvre. Enfin, lui au moins il se cague pas!

samedi 13 décembre 2008

Direction vacances



Bon, les partiels sont finis. Hier je vous disais que celui de fondations étaient vraiment tough comme ils disent ici, mais ce matin c'était plutôt de la grosse rigolade. Lors d'un examen, je suis plutôt du genre à rester dans la salle jusqu'au dernier moment. Même si j'ai tout fini, je reste, je relis et rerelis, plus pour me donner bonne conscience qu'autre chose. Mais ce matin, rien du tout. A peine ai-je eu terminé que j'ai jeté un rapide coup d'œil à ma copie et je me suis enfui. Je suis donc sorti du DS de topo au bout d'1h30 et je suis échappé de la salle d'aide à la décision au bout de... 25minutes! Sincèrement, 2h pour faire ce qu'on avait à faire, c'est plus qu'un cadeau de Noël, c'est carrément... Tenez, je ne sais même pas quoi dire. Ça me cloue le bec!

Enfin, je ne vais pas me plaindre. Comme ça je n'ai pas eu à me presser pour passer à ma chambre pour prendre mon sac, j'ai eu le temps d'aller prendre un dernier lunch aux Commons et j'ai même eu le temps de passer au bookstore pour vendre mes bouquins... Ou plutôt pour essayer de vendre mes bouquins. A l'INSA on a des polys qui sont écris (ou pompés;-) par les profs. On nous les donne (gratos) et on peut les garder. Aux US il faut acheter ses bouquins. En général, ça fait un par cours et le prix varie entre 100 et 500$. 500$ c'est pour les codes style « Code des structures en béton armé » ou des bêtises dans le genre. Le genre de bouquin que vous n'ouvrez que pour faire les homeworks ou parce que le prof est une chèvre. Mais sûrement pas le livre que allez garder et lire avant de vous endormir. Personnellement j'ai acheté mes livres sur le net, ce qui fait que je m'en suis tiré pour une moyenne de 50$ le tas de feuilles, ce qui n'est pas trop mal. Cependant, je ne veux pas garder ces bouquins. La meilleur façon pour les vendre, enfin, disons la plus simple et la plus rapide est de les vendre au bookstore du campus. Ils reprennent les livres 50% du prix qu'ils les vendent. Je suis donc passé aux renseignements avant d'aller manger. J'ai bien fait de passer parce que comme ça j'ai des choses à vous raconter.

Le bookstore vend les livres au prix forts. C'est à dire qu'il ne fait pas de réduction et ne cherche pas à avantager les étudiants, tout juste à faire du profit. Les livres que je suis allé leur refiler coûtent entre 100 et 140$... Mais le gars que j'ai vu voulait me les reprendre... 12$!!!! Oui, 12$. C'est à dire que sur un livre ils font un bénéfice net de plus de 100$. Tout en restant poli j'ai demandé à l'employé pourquoi est-ce qu'ils arnaquaient comme ça les étudiants. Réponse: « ces cours ne sont pas enseignés au second semestre et nous ne sommes pas sûr que les profs vont demander les même livres l'an prochain. Donc nous ne voulons pas prendre de risque en ayant beaucoup de livres inutiles ». C'est ça oui, et ma grand-mère c'est la reine d'Angleterre! Bref, j'ai repris mes bouquins et je vais essayer de les vendre sur le net... En dernier recours je retournerai au bookstore à la fin du semestre de printemps. Mais je peux vous dire que c'est bien de la mauvaise foie et du capitalisme parce que le prof d'hydraulique en personne nous a dit au début de l'année: « peu importe l'édition que vous avez, ils changent la couverture tous les ans mais le contenu reste le même.

Après cette aventure je suis parti pour l'aéroport. Pas de problème jusqu'aux rayons X. Mes chaussures sont passées, mon ordi portable a suivi, mais mon sac à dos les a intrigué. Pourtant je n'avais rien de compromettant dedans: juste quelques cahiers, des feuilles et des sujets d'interros. Ben oui, j'ai peur de m'ennuyer pendant mes 5 semaines de vacances! Non, sérieusement, c'est que ce sont des cours dont je n'aurai plus l'utilité et que je vais refiler à ma mère et mes sœurs dans 10 jours. Ça fera toujours ça de moins à ramener en juin. Mais mon sac les a vraiment intrigués. Ils l'ont passés trois fois sous le portique, puis m'ont demandé la permission de l'ouvrir et finalement d'effectuer un « test » dessus... Et ils me l'ont rendu. Les gars ont dû se dire « attend, lui il est pas tranquille, il part en vacances à Miami et il a un sac plein de cours... Ça cache quelque chose ».

Mais bon, tout cela est « over », je suis actuellement devant la porte d'embarquement et il va falloir que je remballe parce que l'embarquement va bientôt commencer. Je vous raconte la suite dès que possible. Pour ceux qui sont en France « Enjoy your last weeks of school », hihihi, désolé, c'était plus fort que moi;-)


PS: je poste cet article avec un peu de retard parce que je n'ai pas pu me connecter dans la foutue salle d'attente... Et puis j'ai eu quelques péripéties pour embarquer. Promis je vous raconte tout ça prochainement pour le moment il faut que je mette mon short et mon T-shirt pour aller faire un tour. Il fait 26°C :-)





4 commentaires:

joelle a dit…

bonnes vacances

Mike a dit…

Lemot dans la premiere ligne, c'est pas "tuff" mais "tough" ;)
Ca fait partie des curiosites de la langue. Rajoute une lettre par ci par la, et ca change le mot et le son du tout au tout :
- "tough", prononce "toff", qui veut dire coriace
- "though", prononce "do", qui veut dire neanmoins
- "through", prononce "trou", qui veut dire a travers

Bonnes vacances, et enjoy the sun. A Chitown on a 6 Fahrenheit ressentis -12, soit -15 degres ressentis -25

Léa a dit…

Haaaaaaaa 26 degrès, le RÊVE !

Le Petit Marseillais a dit…

Salut cousine! Aujourd'hui c'est carrément 28°C... Je me demande comment ils font pour aller en cours avec un temps pareil toute l'année!
Merci pour les corrections Mike... Ecrire est bien plus difficile que parler. Déjà que parler c'est pas terrible... C'est pour ça que j'écris en français;-)
Merci Joëlle, et bonnes fêtes de fin d'année à toute la famille Antonini.