Un an d'échange à l'Illinois Institute of Technology of Chicago, ou lorsque le petit marseillais se rend au pays de l'oncle Sam et de Burger King... Au fan de pied il est pas fada ce minot?! Peuchère, à aller tchatcher avec les Ricains pendant un an, il va nous revenir complètement chèvre. Enfin, lui au moins il se cague pas!

jeudi 8 janvier 2009

Patinoire pour de vrai, hockey à la télé

Je vous demanderai d etre gentils avec moi et de ne pas etre trop tatillon sur les apostrophes et les accents parce que je suis alle a la patinoire et que je me suis casse la figure. Pas facile d ecrire a une main! Non, rassurez vous, c'est une blague. Enfin, une moitié de blague. Ce qui est vrai, c'est que je suis allé à la patinoire. Ce qui est faux c'est que je me suis cassé la figure, ou plutôt que je me suis fait mal (parce que je me suis tout de même pris une gamelle). Enfin, je me suis fait mal, mais pas à la patinoire. Vous comprendrez plus tard...
Tous les ans à Marseille ils mettent une patinoire sur la place aux huiles. Le problème c'est que les températures marseillaises hivernales ne sont pas assez froides pour maintenir l'eau sous forme de glace. En fait elles sont même trop douces pour les tuyaux situés sous la pellicule d'eau puissent faire effet. Bref, je ne suis jamais allé à la patinoire à Marseille. Surtout que je suis sur que j'y aurais retrouvé tous les clowns du collège et du lycée et je ne peux pas dire que ce soit une perspective qui m'enchante beaucoup. A Chicago il y a une patinoire sous le Bean (il me semble que je vous en ai déjà parlé). Mais elle est vraiment surpopulée. La densité de population sur ce bout de banquise artificielle doit être proche de celle de Pékin durant la période olympique. Concrètement vous ne pouvez pas patiner mais tout juste suivre la personne devant en priant pour ne pas lui rentrer dedans et de ne pas être percuté par le patineur de derrière. En plus de ça, les Chicagoans ne sont pas des patineurs émérites, croyez moi (je ne fais pas mieux, mais je viens de Marseille, donc ça compte pas;-). Bref, je ne suis jamais allé à la patinoire du Bean et je ne pense pas que j'irai. A Montréal il y 900 patinoires: artificielles et lacs gelés confondus. En gros, où que vous alliez dans la ville vous trouvez une patinoire. Il y en a tellement qu'elles ne sont jamais bondées. En plus de ça, comme l'hiver dure 5 mois et qu'il y a des surfaces glacées de partout dans la ville, les Montréalais sont de super bons patineu
rs. Je n'ai donc pas pu résister à l'invitation de mes hôtes et mercredi soir, par -15°C, nous sommes allés patiner sur le lac gelé qui se trouvent à 10mn de chez eux.
Le patin à glace c'est pareil que le roller tout en étant complétement différent. La chaussure monte moins haut, ce qui vous occasionne quelques belles frayeurs au début mais vous permet de faire pas mal de choses étant donné que vous bénéficiez d'une excellente mobilité. Les sensations sont aussi bien différentes du roller. Même si c'est le même geste, la lame sur la glace répond différemment que les roues sur le bitume. Un petit temps d'adaptation est nécessaire pour comprendre comment ça marche. Ensuite il n'y a plus qu'à se faire plaisir tout en étant prudent à cause des crevasses. Je me demande s'il y a des crevasses sur les patinoires artificielles. Sur les lacs gelés, que vous le vouliez ou non, la glace fait des plaques. Lorsque les températures restent sous 0°C, les plaques restent soudées entre elles, mais une cassure est bien visible à la surface. Ces trous sont de véritables pièges pour les patineurs. Si la lame de votre patin rentre à l'intérieur, cela vous bloque et vous fait chuter. Je peux en témoigner, j'en ai fait la désagréable expérience. Une belle gamelle qui m'a value les applaudissements de Jean-Francis et Emilie!
Bref, je m'en suis sorti avec les patins mais j'ai encore beaucoup de progrès à faire si je veux intégrer l'équipe des Canadiens (c'est le nom de l'équipe de hockey de Montréal). Comme je n'avais jamais vu un match de hockey, nous avons remédié à cela et nous sommes allés voir les Canadiens de Montréal contre les Maple Leaf de Toronto. Une place à la patinoire coûte dans les 150$ canadien, donc on est allé voir ça à la télé, chez Patrick. Patrick c'est un collègue de Jean-Francis qui fait lui aussi dans le génie civil. Il a fait du h
ockey à un bon niveau lorsqu'il était plus jeune et c'est donc un spécialiste de la chose. Pendant le match, le palet (la rondelle comme ils disent ici) va tellement vite que j'avais de la peine à la voir. Patrick lui voit tout, tout le temps et de partout. "Hé, il y a un joueur de plus sur la patinoire!!". Un millième de seconde après l'arbitre siffle, il y a eu, pendant une seconde un joueur de plus des Maple Leaf sur la glace (un changement de joueur raté). Patrick l'avait vu! "Ho, il y en a deux qui se battent à droite!". Moi je ne vois rien. Et puis la caméra change d'angle et il y a en effet deux gars qui sont en train de se cogner. J'interroge Patrick; comment a-t-il pu voir ce qui n'est pas sur l'écran?! Il a vu passé un gant sur la glace, et les joueurs enlèvent leurs gants pour se bastonner... Et c'est comme ça pendant l'heure et demi que dure la partie (c'est 3 fois 20mn, mais avec les bastons, les arrêts de jeu, les pubs, les temps morts et tout et tout ça donne un match de 3 heures). La difficulté majeure est de comprendre Patrick parce qu'il a un accent Québécois du tonnerre. Inimaginable! "Cht'as tu pas vu qu'chte gouant quouié possé dvant l'cam?"... Euh, tu peux répéter la question en français s'il te plaît ;-)
Enfin, ce que j'ai retenu c'est que le hockey était un sport de contact avant tout. Plus d'une fois les joueurs ne cherchent pas à prendre le palet mais à écraser leur adversaire contre la rembarde. Lorsque cela ne suffit pas, ils enlèvent les gants et se tapent dessus, technique qui est autorisée à moitié (après il sont punis 10mn... Au piquet!). Ce n'est définitivement pas un sport pour moi! De toute façon, aller voir un match de hockey chez Patrick est un sport en lui-même!

Aller chez Patrick veut dire prendre la voiture. Après une chute de neige de 30cm, la voiture est complètement ensevelie. Il faut donc déneiger. Ensuite il y a de la glace, donc ça patine. Bref, si vous voulez faire le malin et sortir sans déneiger vous vous mettez dans la cagade tout seul. Hier on est resté 45mn à pousser la voiture en avant, en arrière, re avant, avant toujours, arrière... Pas moyen de sortir. Le pire dans cette histoire c'est que je me suis déboité l'épaule gauche (c'est pas une blague cette fois-ci). Mais elle a été sympa parce qu'elle est tout de suite rerentrée dans sa cavité. Un petit ClacClac douloureux et impressionnant, mais apparemment pas trop grave. Vraiment, tout est extrême ici: il fait très foird, les immeubles sont très grands... Et prendre la voiture est très dangereux!



Le stade olympique des jeux de 1976


2 commentaires:

Lucile a dit…

Ahah ! Belle retranscription de l'accent québécois !

Léa a dit…

La chance :D
Certes, il fait froid, mais là bas ça sert à quelque chose ! Patinoires, découverte d'un pays ...
Nous il faisait -13 ce matin pour aller au lycée. Génial ><
Le seul truc bien c'est quand y'a pas de transports ^^
Au faite : t'avais raison, jeudi en gros j'ai eu un vrai cours juste pendant 30 minutes, donc j'aurais mieux fait de pas y'aller :S
Mais aujourd'hui les bus ont repris leur service -_- La classe était à nouveau de complet. Dommage ^^
Moi fainéante ? Qui t'as dit ça... ?:D.
Profite bien cousin :D <3